
Prendre soin de ceux qui prennent soin : un paradoxe collectif
Dans quel état voulons-nous que soit la personne qui s’occupera de nous lorsque nous ne pourrons plus faire seuls ?
Cette question, posée ainsi, met en lumière quelque chose de très simple — et pourtant rarement formulé.
Il existe un décalage profond entre ce que nous disons être essentiel et la manière dont nous traitons celles et ceux à qui nous confions nos proches.
Nous attendons des métiers du soin, de l’éducation et de l’accompagnement qu’ils soient présents, solides, attentifs, profondément humains.
Et dans le même temps, nous acceptons qu’ils s’exercent dans des conditions de plus en plus fragilisées.
Ce texte part de ce constat.
Il ne cherche ni à accuser, ni à culpabiliser.
Il propose simplement de regarder un paradoxe collectif en face,
et de réfléchir à ce qu’il dit de notre rapport à la vulnérabilité, à la reconnaissance,
et à la valeur que nous accordons réellement à ceux qui comptent pour nous.